Une interview loufoque des professeurs


D’après une interview loufoque faite par des élèves de 1ère pour les Relations Extérieures, nous allons vous offrir quelques expériences et parcours de professeurs du CLE
( merci de ne pas juger nos pauvres cobayes et de ne pas vous effrayer de quelques réponses étranges que vous pourriez trouver juste ici).

Karine ( professeur de lettres )

Sachez que : Madame Lepaulmier voulait, petite, devenir comédienne, mais, dit-elle en riant, « c’est exactement ce que je fait aujourd’hui ».
Mademoiselle se sentit relativement bien dans sa scolarité. En effet elle appréciait la découverte culturelle et la réflexion de son cerveau. Mais la compétition généralement très présente dans le système scolaire lui posait problème.
C’est pour cela qu’elle aurait dit-elle « trop kiffé d’être au CLE »
Si Karine a choisit d’enseigner dans cet établissement c’est pour l’ouverture culturelle ,les ateliers et les options.
Selon elle si le CLE était un animal elle le verrait plutôt comme un caméléon, parce que les caméléons c’est multi-fonctions. Quand elle enseigne elle se sent comme une grue qui hisse les élèves vers le haut. A nos âges c’était le français qui primait dans son cœur, bien quelle aimât d’autres matières.
Parfois elle rêve qu’elle arrive en cours sans ses cours et c’est un cauchemar.
Si vous voulez comprendre Karine c’est La Promesse de l’aube de Romain Gary qu’il faut lire.

Thierry ( professeur de lettres)

Jeune, Thierry voulait s’occuper des animaux. Il n’osa pas dire « c’est exactement ce que je fais aujourd’hui ». Peut-être ne le pensa-t-il même pas.
Notre cher monsieur n’aimait pas l’école. Il s’y sentait très mal et décrocha en quatrième, redoubla, puis abandonna en première.
Thierry aurait aimé être au CLE et s’avoir comme professeur.
Monsieur Deslandes est venu au CLE car il aime le rapport aux élèves et qu’en plus, il n’y a pas de chef : « j’aime pas les patrons ».
Pour Thierry, si le CLE avait été une bête, c’est dans une baleine que nous étudierions.
Quand à lui, c’est en loup qu’il se sent quand il fait cours.
Figurez vous que le français n’était pas la matière préférée de notre professeur, et qu’il aimait mieux les mathématiques et les sciences naturelles.
Thierry fait aussi des cauchemars d’élèves . Notamment de classes qui « foutent tout à coup un bordel monstre »
Le livre qu’il faut lire pour comprendre Thierry, il l’a cherché pendant 4 jours pour nous répondre le mieux possible et c’est un poème : La Jeune Parque de Paul Valéry.

François ( professeur d’ éducation physique )

Dans son plus jeune âge François voulut être cambrioleur, puis changea d’avis et s’imagina boulanger. Au collège il voulait être kiné mais après réflexion, et stages durant lesquelles il eut à faire cracher des grand-mères, il changea d’avis, et décida en terminale de devenir professeur d’EPS.
C’est sans trop de soucis que François vécut sa scolarité. Ayant vite compris ce que l’on attendait d’un élève, il n’en fit ni plus ni moins.
D’ailleurs, sachez si vous l’ignoriez que notre cher professeur passa lui même une partie de sa scolarité au CLE. Il s’y trouva fort bien.

Il n’aurait pas déplu à François de s’avoir comme élève, car il essaie toujours d’intervenir en fonction de ce qu’il aurait aimé faire en tant que tel. François dit « J’ essaie d’être un prof qui n’aurait pas saoulé François jeune. »
Si François est venu au CLE, c’est parce que on peut y intervenir de tas de façons, avoir plein de casquettes. Il aime aussi avoir la chance de s’adresser à un public varié.
François se sent épanoui dans son travail. Il aime mener des projets avec des aboutissements tels que la Soirée Cabaret.
S’il eut fallu que le CLE se transformât en animal, c’est pour François en colombe qu’il se serait trouvé. Une colombe source de paix, qui s’envole et s’élève.
Quand à Monsieur, c’est en Baguera- Balou qu’il se sent lorsqu’il nous fait cours car « il en faut peu pour être heureux ».
Déjà à nos âges, François adorait l’éducation physique et sportive, mais aussi d’autres matières comme l’histoire.
Si François fait des cauchemars d’élève ? Ma foi oui, lui aussi. C’est un métier qui peut envahir ta vie privée et quand à 16 heures tu sors du CLE, ce n’est que physiquement. Aussi lui arrive t-il de penser au CLE dans des endroits incongrus, comme les toilettes...
C’est Sur La Vie de ma mère de T Jonquet (?) qu’il faut lire pour comprendre François.

Antoine (professeur de mathématiques)

Enfant, Antoine voulait être garde-forestier.
IL ne sait pas comment il se sentait dans le système scolaire (ce sont des choses qui arrivent).
Antoine n’aurait pas aimé être élève au CLE, aurait aimé s’avoir comme professeur, et est venu au CLE parce qu’il a vu de la lumière ; alors, il est entré.
Pour Monsieur Mathématiques Manier, le CLE est un éléphant. Demandez-lui pourquoi.
Quand Antoine est devant sa classe, il se sent tout à fait abeille-singe.
Savez-vous mesdames-sieurs, que les mathématiques n’ont pas toujours été la matière préférée de notre professeur, qui dit avoir vécu des moments terribles avec cette science ( mais aussi des moments géniaux) .
Antoine fait très souvent des cauchemars d’élève. Vous n’en saurez pas plus, nous non plus.
Pour comprendre Antoine, il faudrait savamment mélanger Et le singe devint con (François Cavanna), les spectacles de Prévost, Chroniques de la haine ordinaire (P Desproges) et Croc-Blanc (J London).

Céline (professeur de français et de cinéma)

Dame Céline, toute petite, rêvait à être journaliste. Un peu plus tard, toujours enfant, être maitresse lui plut autant. Elle devint les deux.
Elle aima beaucoup la primaire car était dans une pédagogie Freinet. Le collège lui plut moins, mais tout alla mieux au lycée.
Demandez lui si elle aurait aimé être élève au CLE, vous l’entendrez répondre « oui beaucoup ! j’aurais fait la section cinéma »
Céline est venue enseigner au CLE pour se sentir bien, élève de Freinet un jour, élève de Freinet toujours.

Céline aurait préféré s’avoir comme élève que comme professeur, car elle se souvient quand elle se pense, d’une élève curieuse et volontaire.
Le français est devenu sa matière préférée grâce a un prof passionnant, totalement différent d’elle.
Si le CLE était animal ? Le voilà kangourou.
Il met les élèves dans sa poche et saute haut.
Céline quand elle enseigne aimerait être chat, car c’est un animal qu’elle trouve super intelligent.
Céline fait aussi des cauchemars d’élèves (on va finir par culpabiliser).
En effet, à partir du 20 août, elle voit dans ses nuits des tas d’élèves monter sur des tas de tables et ça lui fait peur. Pauvre Céline. Pauvres professeurs.
Aucune hésitation:pour comprendre Céline, pour comprendre la vie, pour comprendre tout, c’est Belle Du Seigneur d’ Albert Cohen qu’il faut lire.