5ème journée de lutte contre l’échec scolaire à Paris


Le 19 septembre 2012 a eu lieu la 5ème journée du refus de l’échec scolaire organiser pa l’AFEV (L’Association de la Fondation Etudiante pour la Ville ). Elle a rassemblé des jeunes ayant connu le processus du décrochage, des représentants de l’Éducation Nationale, des chercheurs universitaires et d’autres spécialistes, dans le but de discuter et d’échanger autour de ce phénomène qui n’a pour le moment pas trouvé de solution à l’échelle nationale.

Loan Simon Hourlier, (professeur d’Anglais au CLE) a été invitée à participer à cet échange. Elle nous raconte le déroulement de cette journée.

Pourquoi as tu été invitée par l’AFEV ?

J’ai été invitée en tant que présidente de la FESPI (Fédération des Etablissements Scolaires Publics Innovants) qui regroupe beaucoup d’établissements expérimentaux de France.

Avais- tu déjà participé à cette journée ?

Non , c’est la première fois mais je connaissais le principe de ce rassemblement grâce au média. Elle est diffusée sur internet et à la télévision.

Comment s’est déroulée la journée ?
Le but de cette journée était d’ interpeller l’opinion publique. Des jeunes ont témoigné. Cela a permis de comprendre pourquoi certains décrochent mais aussi de se rendre compte que des solutions existent. Il faut savoir qu’environ 150 000 jeunes par an sortent du système scolaire en France.
La journée s’est terminée par un discours de la Ministre en charge de la réussite éducative, Madame Pau-Langevin. C’était encourageant car c’est la première fois qu’un ministre nous fait l’honneur de sa présence. Nous espérons que cette volonté politique se traduira par des actions concrètes.

propos recueillis par Pierre-Jean Marteau et Léa Lemoine.

Témoignage d’un élève de 1ere au CLE :

« Il y a 2 ans, j’ai eu la chance de rentrer dans l’établissement dans lequel je suis aujourd’hui, c’est à dire le CLE. J’y suis rentré, car avant de m’y inscrire, j’étais en 2nde dans un établissement classique, et c’est suite à cette inscription que je suis rentré dans le processus de décrochage scolaire. Avec plus de 400h d’heures de cours séchés volontairement, des notes qui ont dégringolé, mon avenir dans le milieu scolaire était très compromis. J’ai décidé de ne pas tomber dans la marginalisation, et de me reprendre en main ; Je voyais tous mes amis me laisser tomber, car j’étais « différent » d’eux, j’avais honte de sortir de chez moi. J’ai donc, suite à plusieurs recherches, entendu parler du CLE et de son principe, et j’ai décidé de m’y inscrire. Depuis cette entrée, je me sens épanoui et je vois mon avenir qui s’éclaircit. »