Présentation du CLELab devant des chercheurs


"Vendredi soir en amphi sciences alors que dans la cafétéria se rencontraient toutes les langues autour d’un café polyglotte, les élèves de la section CLELab présentaient leurs travaux en anglais à 2 chercheurs : François De Oliveira du GANIL et Alain Pautrat de l’ENSICAEN. 

Cette première plongée en monde scientifique a été riche d’enseignements pour nos élèves. Bien évidemment, le stress était là pour beaucoup. Chaque groupe allait devoir présenter devant deux chercheurs une expérience fondamentale et historique réalisée en classe. Il allait s’agir pour les élèves d’expliquer devant un jury ce qu’ils avaient essayé de comprendre et de mettre en œuvre pendant cinq semaines et d’analyser leurs résultats. 

JPEG - 314.6 ko

La séance commence, Cédric récupère les diaporamas, l’effervescence est là et au dernière moment certains se demandent s’ils ne doivent pas changer ce qu’ils ont prévu. Faut-il ou pas, montrer l’expérience comme Cédric nous l’avait conseillé ? Faites ce qui était prévu, dis-je, bizarrement un peu stressée moi aussi…

Ils ont eu peu de temps pour préparer, nous les avons laissés autonomes, nous savons qu’ils ne sont pas parfaitement prêts mais cela fait partie du jeu pédagogique…
Le premier groupe passe…manque de fluidité, pas assez de préparation, des blancs, des hésitations. Ils parviennent à aller jusqu’au bout. Thank you…

C’est François de Oliveira qui prend la parole, il a écouté et compris tout ce qui s’était échangé et, en anglais, il pose des questions à nos quatre garçons ; il a lu le rapport envoyé par Cédric auparavant et il essaye de leur faire dire ce qu’ils savent mais ne maîtrisent pas encore vraiment … Quelle énergie cela demande pour essayer de répondre…Il faut d’abord comprendre la question posée en anglais, trouver la réponse et la donner…toujours en anglais…Alors c’est dur, mais on assume le manque préparation, on essaye de répondre, on sourit, on désespère, on se regarde, on essaye tant bien que mal…

Deuxième et troisième groupe : Les plus jeunes, nos secondes, ceux qui se demandent encore s’ils sont capables de suivre cette option tant on leur demande de tâtonner, d’être perdus et de l’accepter…Ils s’installent et se lancent. Wouahh…une présentation claire, un enchaînement travaillé, un anglais complètement intelligible, et l’oubli complètement compréhensible de certaines prononciation pourtant répétées ensemble : Une énorme satisfaction…Ils l’ont fait et leur travail est de qualité … eux qui ont tant douté. Le pendule de Galilée et l’expérience de Thomson, ils peuvent en parler et comprendre à peu près de quoi il s’agit …

Les questions suivent, questions qui ne cachent que des conseils… Quelle est l’unité de ce résultat ? Il faut toujours savoir l’unité d’un résultat pour qu’il ait de la valeur … A noter.
Et le dernier groupe, un norvégien et deux français qui parlent anglais (même tout bas entre eux), et qui font groupe…des échanges partage et l’envie de trouver, de chercher, de comprendre…
Incroyablement, nous sommes parfaitement à l’heure. Il est 17h, c’est terminé. Les élèves partent, soulagés, sans se rendre compte de ce qu’ils viennent de faire…Ils viennent de prouver, tous, que cette section a une véritable raison d’être.

L’écoute et l’attention des chercheurs face au travail et aux hésitations de nos élèves a fait de cette première tâche finale un moment d’apprentissage précieux. Nous sommes rentrés dans un monde dans lequel les élèves, prêts et moins prêts ont été pris très au sérieux et ont appris plein de choses et pas seulement de la physique, face à des scientifiques attentionnés que nous remercions encore très chaleureusement d’avoir été là…"

Loan