Des journalistes en herbe de 2°1 au PRIX BAYEUX 2013


Les élèves de 2°1 ont participé au Prix Bayeux qui se déroulait au lycée Dumont D’urville en octobre avec Céline, leur professeur de français et Fabienne, la documentaliste. Ils ont élu le meilleur reportage de guerre sur une dizaine de reportages sur les conflits en Syrie et au Mali.

Ensuite, ils ont rencontré un grand reporter qui s’appelle Makaïla NGUEBLA. C’est un réfugié du Tchad qui a été recueilli à à Paris car il a été poursuivi là-bas parce qu’il avait critiqué le système. Les élèves lui ont posé des questions sur la liberté de la presse au Tchad, son parcours et son avenir en France.

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Le lendemain, les lycéens ont rédigé un article ou un dessin satirique pour être envoyé au journal < citoyen du monde >, qui en choisissait au moins 1 par lycée. Au CLE, c’est le texte de Julie Daccache qui a été publié.

Voici son article : Makaïla au prix Bayeux :
< Cela fait trois mois que le journaliste de guerre ¨Makaïla NGUEBLA est arrivé en France. A 43 ans, le journaliste tchadien a déjà été expulsé deux fois, une fois de Tunisie et une fois du Sénégal, toujours en raison de ses articles opposés au gouvernelent du Tchad.
Le 7 octobre, Makaïla nous a raconté son histoire. Son combat incessant, toujours pour la même chose : la liberté d’expression. Il nous a raconté sa lutte pour s’exprimer : blog secret, émission de radio, articles dans le journal < JEUNE AFRIQUE >...
Il a partagé avec nous ses émotions : sa peur, quand il a failli être rappatrié au Tchad, sans personne pour l’aider, ou le défendre après son arrestation. Sa joie d’avoir des amis sur qui compter, face aux autorités tchadiennes qui cherchaient à tout prix à l’arrêter. Sa colère, aussi, devant l’absence de liberté d’expression de son peuple,devant l’absence de démocratie dans un pays qu’il voudrait libre.
< Ce que je veux, c’est qu’au Tchad, il y ait la démocratie comme ici, en France >, a-t-il déclaré, avec force. < C’est intolérable que des journalistes se fassent arrêter pour avoir donné leur avis, ou pour avoir informé la population>.
Makaïla nous a sensibilisé sur un sujet qui nous concerne tous : La LIBERTE.

Julie DACCACHE, CLE, HEROUVILLE-SAINT-CLAIR